Notre philosophie

Les livres peuvent-ils aider à grandir ?

Le nouveau nom de notre Association, Lire… en direct… en bibliothèque… pour mieux tourner la page définit précisément ses buts:

  • Permettre la rencontre d’un jeune en difficulté momentanée et ayant souvent une mauvaise image de lui-même avec un adulte, sorte de tuteur de résilience.
  • Offrir un cadre structurant et sécurisant, celui de la bibliothèque, pour favoriser l’échange dans un climat d’écoute et de non jugement.
  • Transmettre des qualités d’humanité à travers l’amour des livres.

La lecture et le partage autour d’un thème ou d’un auteur peuvent être l’occasion de donner ou de trouver un sens nouveau à sa vie, de comprendre qu’il existe des lois universelles de respect de l’autre et de soi-même.

Par l’identification aux personnages rencontrés dans les livres, il est possible de renouer avec des parties perdues de soi-même, de prendre conscience et d’exprimer ses propres sentiments de tristesse, de révolte, de joie ou d’espoir, de se sentir moins seul.

Tourner la page, c’est aussi découvrir la liberté qu’offre l’imagination.

Annie Rolland* nous souffle la conclusion : «Le jeune lecteur peut compter ses amis sur Facebook, mais il peut en revanche compter sur les amis qu’il a rencontrés entre les pages des livres.»

*Psychologue clinicienne et maître de conférences en psychologie clinique et pathologique à l’Université d’Angers et auteure de «Le livre en analyse» (éditions Thierry Magnier, Paris, 2011)

Charte

Conditions

  • Mon casier judiciaire est vierge.
  • Je n’appartiens pas à une secte et ne fais pas de prosélytisme.
  • Je ne fais pas partie d’un mouvement extrémiste, ni d’un courant négationniste.
  • Je m’acquitte de la cotisation annuelle.

Face à la/au jeune

  • Je me centre sur le but de dialoguer à partir d’une lecture ou d’un support permettant le dialogue (images, jeux de société, musique, texte, chansons, etc.).
  • Je dialogue dans un esprit d’accueil et d’ouverture, sans jugement. Dans ce sens, je n’incite pas le/la jeune à m’exposer les circonstances ayant mené à sa condamnation. Toutefois, s’il/elle m’en parle spontanément, je dialogue toujours dans un esprit d’accueil et d’ouverture, sans jugement.
  • Je n’empiète pas sur le rôle des parents et des professionnel·le·s (enseignant.e.s, travailleur·euse·s sociaux/sociales, psychologues, services d’orientation professionnelle, juges).
  • Je respecte la confidentialité et la neutralité.Si nécessaire, je l’oriente vers les professionnel·le·s pouvant l’aider.
  • Je me limite au mandat confié par le tribunal. Je n’ai pas d’interactions avec le/la jeune en

    dehors du lieu de rencontre.

  • Les rendez-vous ont lieu en bibliothèque/médiathèque ou, si ce n’est pas possible et

    d’entente avec le tribunal, dans une salle adéquate à cette mission.

  • Je suis fidèle aux rendez-vous fixés avec le/la jeune.

Face à l’association et au tribunal

Je respecte les statuts et la charte ainsi que la procédure suivante :

  1. L’association me transmet la demande du tribunal. J’accepte et respecte que le tribunal ne m’informe pas des faits pour lesquels le/la jeune a été condamné·e
  2. Je vais au briefing organisé par le tribunal ou, dans le cas où une telle pratique n’existe pas dans mon canton, je contacte les parents pour fixer les rendez-vous. Si le/la jeune ne se présente pas au premier rendez-vous, je fixe un second rendez-vous d’entente avec les parents. En cas d’absence au second rendez-vous, j’informe la coordination cantonale de la situation, qui prend contact avec le tribunal.
  3. Je résous un problème de manière concertée avec la coordination cantonale et ne prends pas directement contact avec le tribunal, sauf si cela doit correspondre à la pratique cantonale.
  4. Une fois les rencontres avec le/la jeune achevées, je rédige le rapport destiné au tribunal et l’envoie spontanément à la coordination cantonale.Dans mon rapport :

    – je me limite à relater le déroulement des mandats, en expliquant brièvement leur contenu et les outils utilisés, ainsi que l’attitude du/de la jeune ;
    – je ne retranscris, en aucun cas, tout fait pénalement répréhensible qui pourrait m’être relaté par le/la jeune, qu’il/elle soit en lien ou non avec les faits relatifs au mandat m’ayant été confié ;
    – je signale au tribunal tout abus, maltraitance, etc. qui m’aurait été relaté par le/la jeune, sans en aucun cas prendre contact auparavant avec les parents.

  5. Tout au long du mandat ainsi qu’au terme de celui-ci, je respecte la stricte confidentialité des échanges et documents.

Face aux autres bénévoles

Lors des assemblés et rencontres avec les autres bénévoles, je suis ouvert·e au partage de mes expériences, d’échange d’idées et leur propose si nécessaire mon soutien.